Chaque Olympiade entraîne dans son sillage, et parfois en amont, quantité d'enjeux culturels, géopolitiques, économiques, etc. Les communautés internationales et leur protagonistes s'emparent de l'évènement dans l'espoir de voir aboutir certaines de leur aspiration. 2008, la Chine, le mastodonte qui s'éveille, l'adolescent à l'apogée de sa croissance, qui, comme la Corée du Sud en 1988 entends bien asseoir l'idée qu'elle se fait de la place qui lui revient dans le monde.
Les J.O sont pour la Chine l'examen de passage dans la cour des grands. C'est l'occasion ou jamais pour elle de faire valoir sa vision du monde, en terme d'économie, souveraineté, géopolitique, de rapport de force, de droit international, de droits de l'homme, etc.
Cette consécration de la Chine aura pour effet de redistribuer les cartes de l'ordre international actuel, et de le sceller pour les décennies à venir. C'est donc aussi l'occasion ou jamais pour la communauté internationale de faire plier la Chine sur les sujets incontournables et universels.
Une fois passé ce point de non-retour les deux parties devront assumer les conséquences de ce qui aura été fait ou non en amont des J.O. Se réjouir des avancées, ou accepter les séquelles irrémédiables, imposés à la courbure de croissance de la Chine en ce moment stratégique.
En admettant que la liberté d'expression devienne un jour réalité en Chine, c'est chez le mastodonte voisin, la plus grande démocratie du monde, dont le modèle démocratique ne semble pas mettre à mal le potentiel égal à celui de la Chine ; c'est en Inde donc, que l'organisation Tibetan Youth Congress a décidé de se faire entendre. Une grève de la faim a été entamée pour inciter la communauté internationale à boycotter l'évènement, et ainsi contraindre la Chine à revoir sa copie avant l'examen final des J.O.
(GFDL)
Each Olympiad comes with, or sometimes in upstream, quantities of cultural, geopolitical, economical, etc. stakes. International communities and their protagonists grabs this event and hope to divert it to make their aspirations come true. 2008, China, the awaking mastodon, the teenager currently at the apogee of its own growth, who, same as South Korea in 1988 aims to establish its idea about its own place in the world.
Olympics are somehow the test exam for China to officially reach the status of a great nation. It's now the good occasion, or never, to validate its own idea about the world, in term of economy, sovereignty, geopolitic, international forces, international rights, human rights, etc.
The consecration of China will trigger a new deal about international establishment, settle it down for the upcoming decades. It's also now the good occasion, or never, for international community to make China fold about unavoidable and universal topics.
After this non-return point both parts will have to afford the consequences about what will have been established or not before the Olympics. To delight about any progress, or accept harmful aftermaths, those imposed to the China's growth shape in this strategical moment.
Supposing that the liberty of expression will become true one day in China, it's in the mastodon neighbour, the largest democracy in the world, which the democratic model do not seems to be harmful to the equal potential as China have ; so it's from India, that the Tibetan Youth Congress organization choose to discuss with China. They started an hunger strike to convince international community to boycott this event, to oblige China to correct its paper before the Olympics final exam.
(GFDL)